Il est possible de soulager efficacement les douleurs chroniques

Les études sur la douleur chronique au Canada révèlent qu'il s'agit d'un état déclaré fréquemment. La prévalence de la douleur chronique variait entre 15,1 % (1996-1997) et 18,9 % (1994-1995); elle était supérieure chez les femmes (entre 16,5 % et 21,5 %) ainsi que chez les Canadiens les plus âgés, c’est-à-dire chez les membres du groupe d’âge « 65 ans et plus » (entre 23,9 % et 31,3 %). La plus forte prévalence de douleur chronique (entre 26,0 % et 34,2 %) était observée pour tous les cycles chez les femmes de 65 ans et plus. Finalement, la majorité des adultes canadiens affirmant souffrir de douleur chronique signalaient aussi que cette douleur empêchait la réalisation d’au moins quelques activités (de 11,4 % à 13,3 % de la population totale)[1]. Ses données datent déjà de 2011, et il va de soi que la tendance soit croissante, avec l’explosion de maladies chroniques qui grimpe en flèche

Quelles soient d’origine métabolique, infectieuse, auto-immune, dégénérative ou traumatique, leur prise en charge est sensiblement similaire : c’est à dire un traitement de la crise par molécules anti-inflammatoires et antalgiques. La nutrithérapie, l’aromathérapie et la phytothérapie ainsi que la Chromothérapie sont des médecines alternatives et/ ou complémentaires naturelles ayant toute leur place dans le domaine de la douleur chronique. Les plantes et les huiles essentielles peuvent se substituer aux traitements chimiques dans les pathologies de douleurs plus bénignes. Mais dans les cas de douleurs chronique les plantes complètent le traitement afin d’en réduire l’usage et les effets indésirables parfois graves. Elles peuvent améliorer la tolérance aux médicaments parfois difficile à surpasser. C’est donc lors de la consultation et l’identification de l’origine de la douleur qui déterminera quel type de plante ou d’huile essentielle seront les plus appropriées : antalgiques, anti-inflammatoires, voire même reminéralisantes.

Mon expérience personnelle face à la douleur

Fille de médecin, je n’ai pas besoin de vous dire que toute ma vie tournait autour de la prise de médicaments lorsqu’un problème de santé survenait. L’approche allopathique (conventionnelle) est de traiter les symptômes qui apparaissent dans notre quotidien et de soulager temporairement. Trop souvent, les symptômes de douleurs disparaissent mais reviennent assez rapidement. Si le problème n’est pas pris en charge rapidement, on s’engage dans un cercle vicieux sans fin qui malheureusement perdurera toute notre vie.
Ayant moi même été au prise avec des douleurs chroniques qui ont évoluées sur une vingtaine d’année, et après avoir vécu multiples échecs avec les traitements de la médecines traditionnelle, j’ai enfin trouvé des solutions alternatives qui me conviennent.

La naturopathie et les autres médecines alternatives m’ont apporté des solutions qui ont radicalement changé ma vie. Les douleurs chroniques ne disparaîtront jamais une fois installées mais il m’est aujourd’hui possible d’avoir une qualité de vie beaucoup plus acceptable que ce qu’elle a été pendant les 20 dernières années de ma vie. Après multiples tentatives et d’essais erreurs, j’ai réussis à trouvé, en parallèle avec mon médecin traitant, un équilibre qui me permet d’accomplir dans mon quotidien les tâches et obligations nécessaires à mon fonctionnement de vie. Ce ne fut pas une tâche facile et croyez moi je parle en connaissance de cause, mais je sais reconnaître aujourd’hui et comprendre une personne aux prises avec des douleurs invalidantes.

Il y a certes plusieurs étapes à respecter dans la prise en charge de la douleur et dans l’approche dite holistique, une prise en charge des douleurs chroniques sera considérée complète à condition de prendre l’individu dans sa globalité. Il va de soi que des changements d’habitudes de vie devront faire partie du programme. Mais ce qui est garant d’un bon résultat et d’un succès assuré est de faire des petits changements et non pas bousculer sa vie du jour au lendemain. Dans mon approche, il sera question de réévaluer l’alimentation, les habitudes de vie et de faire un bon bilan de santé afin d’identifier les éléments déclencheurs du cercle de la douleur. Un programme personnalisé et des soins adaptés à vos besoins aideront à améliorer votre qualité de vie sur un long terme. L’alliance d’un traitement de fond adapté, d’une alimentation équilibrée, d’une activité physique régulière, d’une bonne gestion du stress et d’un traitement de la crise par aromathérapie, phytothérapie, chromothérapie ajouté aux traitements médicaux si nécessaire, sont le secret d’une prise en charge réussie.

Comprendre la douleur

La douleur est une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable liée à une lésion tissulaire existante ou potentielle ou encore décrite en termes évoquant une telle lésion. On comprend facilement le caractère subjectif de la douleur et la difficulté à l’évaluer. Le processus sensoriel responsable du message nerveux qui provoque la douleur est appelé nociception. Contrairement à une douleur persistante de moins de 3 mois qui elle est dite aiguë, la douleur chronique est d’intensité moyenne mais lancinante et perdure dans le temps. Son omniprésence entraîne une souffrance physique et psychique au quotidien. Elle peut être à l’origine d’une complication pathologique ou douleur aiguë non traitée, d’origine virale, médicamenteuse et même d’une exclusion sociale, ou professionnelle. On la considère alors comme une maladie à part entière.

Neuromédiateurs et nocicepteurs dans le mécanisme de la douleur

L’origine des douleurs chroniques peut être laborieuse et peut engendrer des effets dévastateurs autant au niveau social, locomoteur, psycho-affectif, professionnel et économique. Plusieurs causes de syndromes douloureux chroniques engendrent ce cercle vicieux dans lequel se retrouvent les patients qui en souffrent.

Certains types de douleurs chroniques

· les migraines et les syndromes migraineux réfractaires ;
· les douleurs neuropathiques post-opératoires chroniques ;
· les douleurs neuropathiques diabétiques ;
· les douleurs du membre fantôme ;
· les douleurs des pathologies ostéo-articulaires chroniques ; (arthrite, arthrose, fybromyalgie, P-Rhumatoide, spondylarthrite ankylosante…)
· les lombalgies chroniques ;
· les douleurs mécaniques ou de conduites dégénératives des articulations ;
· les douleurs cancéreuses
· les douleurs inflammatoires de cause auto-immune (Sclérose en plaque, polymyosites, fibromyalgies et autres)
· les douleurs associées aux Maladies inflammatoires intestinales (Maladie de crohn, côlon irritable…)
· les douleurs de blessures sportives
· les douleurs tendineuses chroniques
· les douleurs neurologiques chroniques
· les douleurs post-zostériennes (Zona)

Bref, ces pathologies précédemment décrites ne constituent qu’une liste non exhaustive des étiologies de douleurs chroniques. De bien identifier l’origine et la cause d’une douleur chronique est une priorité pour une bonne prise en charge précoce adaptée. Mais ce qui semble de toute évidence, c’est qu’un facteur principal commun génère les complications d’une bonne prise en charge de ces douleurs chronique et c’est le processus d’inflammation. Il est donc important pour traiter ces douleurs de comprendre ce processus inflammatoire et d’opter pour un traitement de fond pour limiter les dégâts engendrés par l’inflammation.

Ce qui doit être retenu dans le traitement de la douleur chronique c’est qu’il doit avoir pour effet de bloquer la douleur n'importe où sur sa trajectoire, de la surface de la peau jusqu'aux nerfs de la moelle épinière et de la moelle épinière jusqu'au thalamus et au cortex cérébral. Une gamme de traitements comprend les médicaments traditionnels sur ordonnance aussi bien que des traitements alternatifs. Les anti-inflammatoires, les calmants, également appelés analgésiques, sont souvent utilisés pour atténuer la douleur chronique. Mais ces traitements ne sont pas sans risque d’effets secondaires importants et engendrent souvent un abandon au traitement laissant les patients sans solution pour faire face à la douleur.

Avec la médecine conventionnelle, un soulagement rapide et efficace peut être obtenu en utilisant une combinaison d’anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) comme l'ibuprofène, de médicaments analgésiques comme l'acétaminophène, de narcotiques tels que l’hydromorphone et de relaxants musculaires. Plusieurs essais cliniques et la pratique médicale ont démontré que cette approche pharmacologique de gestion de la douleur peut être efficace. Cependant, cette approche clinique a ses limites quand au soulagement de la douleur, même avec des médicaments d'ordonnance. Par exemple, remplacer un narcotique doux par un opiacés puissant, comme la morphine, peut soulager la douleur, mais cela peut aussi entraîner des effets secondaires intolérables. C'est là que l'approche naturelle à base d'herbes, d’huiles essentielles, de vitamines et minéraux, d’oligoéléments peut offrir certains avantages. Les herbes médicinales utilisent une stratégie semblable : elles bloquent le signal de la douleur grâce à leurs propriétés anti-inflammatoires, analgésiques et de relaxants musculaires. Cependant, elles provoquent moins d'effets secondaires.

Des plantes qui ont prouvé leur efficacité contre la douleur

Il existe une multitude de plantes efficaces pour aider les patients à retrouver une qualité de vie beaucoup plus viable que de se retrouver dans le cercle vicieux de la douleurs chroniques dûe au cycle de la douleur elle même augmentée par les effets indésirables des médicaments chimiques. La camomille Romaine, la Reine des Prés, le Saule blanc, l’Arnica des Montagnes, la boswelli, la griffe de chat, le Pau d’arco, l’Ortie, l’harpagophyton, le cassis, le curcuma, ont démontré des effets anti inflammatoires et antalgiques parfois supérieurs à l’ibuprofène et l’aspirine. Et il existe plusieurs huiles essentielles comme l’Eucalyptus citronné, le Lemongrass, La Gaulthérie odorante, la Lavande officinale, la menthe poivrée, le giroflier, le génévrier et bien d’autres sont très efficace contre la douleur physique et émotionnelle et ses effets dévastateurs psychologiques. En tant que naturopathe, je suis en mesure de faire une bonne évaluation de vos symptômes et avec le diagnostic établi par un médecin professionnel, il est possible de joindre ces plantes comme complément de traitement pour soulager vos douleurs persistantes et invalidantes.

L’alimentation à la base de tout traitement pour soulager le corps de l’inflammation

  • Les causes de l'inflammation, et donc de la douleur, peuvent être diverses. Voici quelques conseils d'ordre général pour aider à la réduire.
    Consommer une alimentation crue à 75%, composée d'une grande quantité de légumes. Les aliments cuits à une température élevée contribuent à produire des cytokines inflammatoires, les messagers chimiques du système immunitaire.
  • Privilégier des aliments riches en flavonoïdes, des antioxydants qui réduisent l'inflammation, comme les épinards, les bleuets et les fraises.
  • Éliminer les sucres et les aliments raffinés, notamment les farines, pâtes, riz (dont les galettes) et pains blancs, les pâtisseries, les bonbons et les jus de fruits.Tous les produits à index glycémique élevé créent de l'inflammation.
  • Bannir les aliments riches en gras saturé tels que le beurre, la crème, les graisses animales et les huiles de coco et de palme. Ils renferment une grande quantité d'acide arachidonique, qui fait augmenter la production de prostaglandines E2, un métabolite de l'acide arachidonique pro-inflammatoire.
  • Identifier les intolérances possibles (Gluten, protéines ou produits laitiers de vache) pouvant nuire au processus de guérison par une consommation régulière néfaste pour la santé.
  • Consommer beaucoup d'oméga-3. On en retrouve dans les huiles et les graines de lin, de chanvre et de chia, ainsi que dans des poissons tels que la sardine, le hareng, l'anchois, le maquereau, le saumon et la truite sauvage. Un déséquilibre dans le rapport oméga-6 - oméga-3 peut contribuer à accroître l'inflammation par la production plus élevée de prostaglandines E2.
  • Consommer des aliments riches en antioxydants, comme les petits fruits. Plusieurs études ont permis de démontrer que la vitamine E, un antioxydant majeur, atténue la douleur.

En apportant ces changements et en revoyant certaines habitudes de vies pouvant être nuisible à votre équilibre, il est possible de voir enfin une porte ouverte vers une vie meilleure. Le contrôle de la douleur aiguë se traduit par un instinct de survie. Mais comme nous l’avons vu précédemment, lorsque cette douleur se prolonge dans le temps sans capacité à traiter ou identifier la cause, elle devient chronique. Cette condition constitue un facteur déterminant qui prédispose à un déséquilibre important de l’état émotionnel menant souvent à la dépression. Environ 40 à 60 % des personnes présentant des douleurs chroniques souffriront d’une dépression majeure dans leur vie. Et à l’inverse, la dépression en elle-même est aussi porteuse de douleur non seulement morale, mais physique.

Ces états d’âmes peuvent en venir qu’à miner voir détruire la qualité de vie de plusieurs patients au prise avec de la douleur chronique. Perte d’emploi, isolement social et perte de désir profond de vivre font partie du cercle vicieux dans lequel les patients se retrouvent régulièrement. Il est donc important de trouver des façons de contrer ces démons qui cohabitent dans la vie d’un patient qui souffre de douleur chronique. La gestion des émotions sera d’autant plus déterminante et cruciale dans le processus de prise en charge des patients. Certaines stratégies existent bien sûr pour apprendre à bien vivre ses émotions et, par le fait même, aideront grandement le patient à améliorer sa qualité de vie face à la douleur.

Les médecines alternatives et l’allopathie demeurent des puissants alliés afin d’assurer au patient un quotidien moins douloureux. En choisissant des plantes anti-inflammatoires, antalgiques ou reminéralisantes, elles jouent en faveur d’un espacement des crises algiques. Médecines complémentaires naturelles et médecine conventionnelle s’allient parfaitement dans le cadre des douleurs chroniques. L’objectif commun étant de cesser la souffrance du patient le plus rapidement et de lui permettre de vivre un quotidien plus confortable. Il suffit d’une ouverture plus globale sur l’état du patient dans son ensemble.

Une consultation en bureau me permettra de voir comment je peux vous aider en vous apportant bon rétablissement et meilleure qualité de vie.

Au plaisir de faire face à la douleur avec vous

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