L’hiver qui nous draine notre énergie

Nous sommes désormais en pleine saison hivernale ! Le soleil ne pointe le bout de son nez que quelques heures dans la journée, et nos corps en ressentent les effets ! Notamment il nous manifeste le manque de vitamine D, nécessaire à notre santé et en grande partie apportée par les rayons ultra-violets (UVB) du soleil.

La vitamine D est une vitamine liposoluble, c’est-à-dire soluble dans les graisses, qui intervient dans l’absorption du calcium, du phosphore et du magnésium par notre corps. Elle permet à notre intestin puis à nos reins d’absorber ces éléments et aide à la fixation du calcium sur nos os, nos dents, ainsi qu’au renforcement de nos défenses immunitaires. Elle est nécessaire à la santé du squelette. Les principaux moyens de synthétiser de la vitamine D dans notre organisme sont l’exposition au soleil et l’alimentation, dans une moindre mesure.

Elle est donc nécessaire pour nous tous afin d’éviter des troubles de croissance (chez l’enfant) et l’ostéoporose éventuelle (chez l’adulte). Ces deux maladies consistent en une décalcification osseuse, en d’autres termes, une fragilisation des os. Elle est en particulier recommandée pour les enfants et les personnes âgées qui ont besoin de renforcer leur ossature. Mais beaucoup d’adultes semblent en souffrir rapidement et éprouvent des symptômes significatifs justifiant un déficit.

Sommes-nous en carence et est-ce dangereux ?

Dans l’ensemble, on estime qu’une grande partie de la population autant en Europe qu’en Amérique du nord est en déficit d’apport de vitamine D. En effet, comme la majorité des pays situés dans des latitudes peu élevées, le Canada ne bénéficie pas d’un ensoleillement important et constant tout au long de l’année, permettant à notre peau de synthétiser assez de vitamine D.

Les mois d’hiver, notre taux de vitamine D est donc plus bas et nous pouvons en ressentir les effets : une faiblesse, des douleurs musculaires et un état de fatigue. Les sujets les plus à risque sont les personnes peu exposées au soleil, les personnes âgées, les enfants et en particulier ceux nourris au sein, ainsi que les personnes à peau foncée (car même sous le soleil, leur peau absorbe moins les UVB).

Quelques Symptômes de carence possible

La couleur de la peau devient mate : Votre peau est une crème solaire naturelle, mais la force des rayons UVB de nos jours nécessite une protection supplémentaire. Or, une crème solaire avec un indice 30, qui est essentielle lors de l’exposition, réduit l’habilité de la peau à produire de la vitamine D de 97%. De plus, une personne ayant la peau très sombre a besoin d’être exposée au soleil 10 fois plus qu’une personne à la peau pâle pour produire le même taux de vitamine D.

Sentiment de déprime : La vitamine augmenterait les taux de sérotonine, un neurotransmetteur qui aide à se sentir mieux. Dans le cadre d’une étude datant de 1998, des personnes saines à qui l’on a donné des suppléments de vitamine D en hiver ont fait état d’un meilleur état d’esprit que les personnes n’ayant pas reçu de vitamine D.

Prise de poids : Les personnes en surpoids ne connaissent aucun changement au niveau de la vitamine D, mais une concentration plus élevée de graisse dans le sang a une influence sur les taux de vitamine D dans le sang.

Douleur aux os : les adultes déficients en vitamines ressentent plus de douleurs au niveau des muscles et des os», et les articulations sont un peu plus raides au réveil.

Troubles d’intestins : Les personnes atteintes de maladies cœliaques, inflammatoires ou de Crohn sont plus exposées à une déficience en vitamine D à cause de la façon dont les maladies gastro-intestinales affectent l’absorption du gras.

Comment remédier au manque de vitamine D en hiver ?

Alors, pour remédier à ce manque de vitamine D, il existe plusieurs solutions. En été ou dans les pays ensoleillés, elle est plutôt simple, une exposition quotidienne au soleil suffit à combler le manque. Cet apport doit être constant, car notre organisme ne peut malheureusement pas stocker cette vitamine. En hiver et dans les pays comme le nôtre, la principale source de vitamine D est l’alimentation.

Il faut donc favoriser les aliments en contenant. Beurre, œufs, poissons gras (saumon frais ou fumé, thon rouge ou conserve), foies, huiles de foie (morue, flétan…), les boissons enrichis et certains yogourts (riz, amande, soya, acajou) apportent donc de la vitamine D, en plus ou moins grande quantité, mais, même avec ce type d’alimentation, il est assez compliqué d’atteindre l’apport journalier recommandé. Je n’insiste pas sur le lait de vache, je reparlerai du lait de vache dans une autre capsule santé, afin d’éclaircir les risques versus les bénéfices d’en consommer, surtout à l’âge adulte.

De manière générale, nos apports quotidiens ne seraient pas optimaux. Les compléments alimentaires sont donc recommandés pour combler ce manque durant l’automne et l’hiver surtout. Ils sont par exemple, donnés aux bébés allaités, car le lait maternel contient naturellement peu de vitamine D. Les laits industriels sont d’ailleurs toujours enrichis en vitamine D. La vitamine D, sous forme de compléments alimentaires, peut donc être prise par tout adulte et encore plus par les sujets à risques, sous forme de « cure » plusieurs fois dans l’année afin de ne pas laisser le taux de vitamine D baisser dans le sang. Autre solution, très plaisante, mais beaucoup plus coûteuse : partir en vacances au soleil en plein de mois de janvier par exemple !

En cause : le manque de soleil, et particulièrement le manque d’UVB. Ils participent en effet à l’apport de 80 % de la vitamine D en étant fabriqué par les couches profondes de l’épiderme, alors que l’alimentation n’en apporte que 20 %. N’hésitez pas a venir me consulter pour faire un bilan complet de santé et avoir un coup de pouce sur les besoins et carences possibles en vitamine D. La vitamine D est certainement la grande perdante de l’hiver.

Bonne cure ou bonnes vacances au soleil

No Comments Yet.

Leave a comment